Tapisserie

Lorsque l’on évoque les tapis, on pense immanquablement aux célèbres tapis de Boukhara. Contrairement à leur appellation qui n’est en fait dûe qu’à la place de marché sur lesquels ils étaient vendus, ils ne sont pas fabriqués en Ouzbékistan mais au Turkménistan. Ce sont en réalité des tapis nomades « tekke » et c’est sur le marché près d’Achkhabad que l’on peut avoir la plus belle vision de ces superbes tapis offrant toutes sones de nuances de rouge. Si le rouge occupe une place prépondérante, c’est parce qu’il symbolise la vie, le soleil, la prospérité.
Ces tapis de laine à point noué sont bien caractéristisques avec leur décor de petits octogones appelés « gui » se répétant sur le champ du tapis. La confection des tapis est exclusivement réservée aux femmes et se transmet de mère en fille. On trouve en Ouzbékistan des tapis de sol à longs poils très épais appelés « djouïkirs », des kilims, des tapis de selles, des lambrequins de porte, une grande variété de sacs pour ranger les ustensiles. Outre la laine, on utilise la soie et le coton pour les fils formant le velours. Depuis quelques années des ate¬liers se sont ouverts tant à Samarkand qu’à Boukhara où l’on confectionne des tapis de soie aux motifs inspirés par les miniatures timurides, dans le souci peut-être de retrouver les plaisirs d’une vie douce et raffinée.