Tachkent

Tachkent est située dans la partie nord-est de l'Ouzbékistan, à une altitude de 440-480 mètres.

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Nourata

Nourata est une ville de la province de Navoï, située à 314 km au sud-ouest de Tachkent. Nourata est connue pour sa source d'eau, considérée comme une eau sacrée par les musulmans, et pour les ruines d'une forteresse construite par l'armée d'Alexandre le Grand.

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Samarkand

Samarkand - une des plus anciennes villes du monde, du même âge de Rome, d’Athènes, de Babylone. Les poètes et les historiens du passé decrivaient justement cette ville de telles qualités comme «l' Éden de l'Est», «la Face de la Terre», «la Perle Précieuse du Monde Oriental», «Rome de l'Est». Samarkand était connue sous le nom de Marakanda. L'histoire de Samarkand part en profondeur des millénaires. L'occupation du site de la ville de Samarkand date du paléotique inférieur, elle est l'un des berceaux de la civilisation des peuples de l'Asie Centrale. Les trouvailles archéologiques et les travaux des annales des témoins oculaires et d'anciens historiens ont permis d'établir avec l'authenticité complète que la personne vivait sur le territoire de la ville moderne pour beaucoup de millénaires avant notre ère. 

Légendaire escale de la Route de la Soie, la fascinante Samarkand était un carrefour des cultures du monde entier. Elle protège de sublimes monuments de l'époque timouride, traces d'un passé florissant. Au croisement des grandes routes reliant l'Orient à l'Occident, Samarkand réunit des vestiges d'anciennes civilisations, aujourd'hui éteintes. Ses ensembles architecturaux sont uniques au monde.
Lieu de carrefour et de synthèse de cultures mondiales, Samarkand est née au VIème siècle avant notre ère sous le nom d'Afrasyab. Capitale de Sogdiane, elle a fait alors partie de l'empire achéménide, puis de celui d'Alexandre le Grand. Elle est devenu un axe majeur dans le commerce de la soie au IIème siècle après J-C. La ville était occupée par les Samanides d'Iran puis les Turcs avant d'être dévastée par l'invasion mongole de Genghis-Khan en 1220. Grâce aux efforts de Timur Lang, plus connu sous le nom de Tamerlan, elle était reconstruite et devenue la capitale du puissant Etat de Timur, gardienne des richesses matérielles de l'empire. Elle a demeuré le centre culturel des Timurides jusqu'à la fin du XVème siècle, sous le règne d'Ulug Beg (1409 - 1449) et de ses successeurs. C'est à cette époque que la ville a connu son apogée et que la majeure partie de ses monuments ont été édifiés. A partir du XVIème siècle, Samarkand perd progressivement de son importance, malgré quelques constructions notables entreprises au XVIIème siècle. L'invasion russe de 1868 a relégué la ville au statut de capitale provinciale et a favorisé le développement de la ville moderne.  

Chefs d'oeuvre de la créativité culturelle islamique
Située dans une grande oasis de la vallée du Zeravchan, dans le nord-est de l'Ouzbékistan, Samarkand est encerclée de hautes montagnes. La ville compte plusieurs ensembles architecturaux et plus de 300 monuments anciens. Symbole de l'ancienne culture orientale, elle illustre des civilisations séculaires et ses vestiges ont gardé un parfum évocateur de la splendeur passée de ce lieu. La structure timouride de ses mosquées, de ses medersas et de ses mausolées est d'une importance fondamentale dans l'art et l'architecture de l'Islam. Elle a exercé une influence considérable dans l'ensemble de la région, du Proche au Moyen Orient jusqu'à l'Inde.

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Termez

Termez est situé sur la rive droite du fleuve Amou-Daria (grec : Oxus), à une altitude de 302 mètres. C'est la ville la plus méridionale de l'Ouzbékistan avec un climat continental brusque.

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Boukhara

 

Boukhara (en ouzbek: Buxoro) est une ville d'Ouzbékistan, située au centre-sud du pays. Elle est située sur le cours inférieur de la rivière Zarafshan, au milieu d'une oasis, à la limite orientale du désert de Kyzyl Kum et porte les prédicats «Noble Boukhara», «Etoile du monde musulman» et «Paradis de l'Orient», qui ont été attribués à la ville par de plusieurs philosophes de différentes époques. C’est un des meilleurs exemples de cités islamiques bien préservées d’Asie centrale du Xe au XVIIe siècle, avec un tissu urbain qui est resté largement intact.

Boukhara était un centre de la science et de l'art, l'artisanat et du commerce pendant de nombreux siècles. La ville avait une position géographique avantageuse au carrefour de la Grande Route de la Soie entre la Chine et l'Inde, de la Perse et de l'Europe. Elle abritait les marchés aux épices, aux bijoux, aux couteaux, aux métaux précieux, aux soies colorées et tissus de coton, tapis, etc.

Bukhara La Sainte a plus de 2500 ans. Elle aurait hérité son nom de vihara, “monastère” en sanskrit. À moins, autre hypothèse, que la racine ne vienne du mot persan boukhar, “source de connaissance”, ou encore du sogdien buxarak, “lieu heureux”. Visiblement, le lieu plongeait déjà les hommes dans un certain état de contemplation.

Plusieurs fouilles et découvertes archéologiques prouvent que cette ville existait avec sa longue et riche histoire toujours au même endroit. Boukhara a survécu à de nombreuses conquêtes et de destruction, mais a poursuivi son développement encore.

Comme toute la Sogdiane, Boukhara tomba aux mains des Achéménides, des Grecs (Alexandre le Grand), des Séleucides, des Parthes, des Kushana et des Sassanides, jusqu'à l'arrivée des Arabes en 710. Un siècle et demi après la conquête arabe, en 873, Boukhara se détache du califat: Ismail le Samanide en fait la capitale du premier État musulman indépendant d'Asie centrale. La conquête arabe modifie la société (création d'une élite de fonctionnaires, primauté du citadin, des biens immobiliers et du commerce sur la terre) et provoque une révolution architecturale : la ville accueille les nouveaux organes administratifs (plusieurs palais, une grande mosquée, des madrasa, des bains). L’importance accordée au commerce crée un modèle urbain : le caravansérail s'installe et les ateliers d'artisans sont transférés des faubourgs à l'intérieur de la ville, les bazars sont couverts.
Sous les Samanides, le commerce prend une ampleur sans précédent. Les esclaves et fourrures du Kharezm, cotonnades, brocarts de soie et de satin de Samarkand, tapis et étoffes de Boukhara sont exportés en Syrie, en Égypte, à Byzance.
Le royaume samanide fait de Boukhara une capitale des sciences, de l'islam et de la culture. Des centaines de madrasa sont construites et accueillent des étudiants venus des quatre coins de l'Orient. Le plus grand génie de son temps, Avicenne, voit le jour en août 980 près de Boukhara, dans une famille persane.

Mais, à l'apogée de la puissance samanide, arrivent des mercenaires turcs. En 999, les Karakhanides, Turcs islamisés du Fergana, entrent à Boukhara et prennent la Transoxiane. Ils détruisent les monuments samanides (sauf le tombeau de l'empereur,), mais construisent de nombreux édifices, dont la mosquée et le minaret Kalan, aujourd'hui emblème de la ville.

En 1220, Gengis Khan engage sa campagne en Transoxiane. Il parvient devant Boukhara en janvier 1220. La ville est défendue par une garnison de 12 à 30 000 Turcs, qu'il élimine jusqu'au dernier.
Quand Ibn Battuta, le chroniqueur arabe, voit Boukhara en 1333, les monuments religieux n'ont pas été reconstruits, la foi est ébranlée.

En 1370, Tamerlan sèmera une destruction plus profonde : il assiège Boukhara pendant 12 jours, puis la détruit en grande partie. Pour faire de Samarkand, déjà mythique, sa capitale, il casse la prépondérance commerciale de Boukhara... qui s'éclipse. Mais tandis que la débauche menace Samarkand, ville des plaisirs, Boukhara prend le devant de la scène religieuse. Les ordres soufis se développent, notamment celui de la Naqchbandiyya, fondé par Chah-i Nagchband.

En 1500, Muhammad Chaybani Khan s'empare de Boukhara en chassant les derniers timourides. Boukhara, la capitale, est propulsée dans un nouvel âge d'or. Le trafic caravanier retrouve de la vigueur grâce à la place stratégique de Boukhara, au carrefour des routes entre Chine et Russie, Inde et Iran.

La prise de pouvoir des tribus turcomongoles sur l'Asie centrale durera quatre siècles, jusqu'à l'arrivée des Russes.

En 1868, le khanat est forcé de reconnaître la souveraineté du tsar. En 1917, l'émir fait massacrer à la gare des bolcheviks venus en train de Tachkent pour le renverser, répondant à l'appel du communiste Khodjaev, enfant de Boukhara. Trois ans plus tard, l'armée Rouge bombarde Boukhara et en prend possession alors que l'émir est parti rassembler une armée. . Incapable de revenir, celui-ci s'enfuit au Tadjikistan puis en Afghanistan, abandonnant son harem. Moscou autorise les révolutionnaires locaux à créer la République populaire de Boukhara, qu'ils déclarent “ indépendante ” de l'Union soviétique.

Depuis 1991, Boukhara est la capitale de la province éponyme dans la République d'Ouzbékistan. Depuis des époques, les dirigeants et les régimes ont changé, mais les anciens monuments dans le centre historique de Boukhara, témoignent encore du passé glorieux de la ville.

 

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Chakhrisabz

 Chakhrisabz (qui signifie « ville verte ») est l’un des principeux centres commerciaux de la branche sud de la Route dela Soie. C’est une ville entourée des jardins de verdure et de vignobles.

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Khiva

 

 Khiva est situé dans le nord - ouest de l'Ouzbékistan, dans l'ancien pays de Khorezm. La ville est située non loin sur lqa rive droite de l’Amou-Daria. Pour la première fois cette région a été mentionnée dans le premier millénaire avant JC dans le livre saint des zoroastriens - Avesta comme « Hvarazm - pays du soleil». Khiva, selon les découvertes archéologiques a été fondée en 6ème-5ème siècles av J – C .

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Cuisine ouzbèke

Ce ne sont pas seulement l'archéologie, l'histoire et le patrimoine culturel attirent les visiteurs en Ouzbékistan, mais aussi  sa cuisine riche. Le bien manger est un aspect important de voyage. La cuisine de l'Ouzbékistan comprend une grande variété de plats, surtout agneau et de veau, une variété de salades, ainsi que de nombreux plats végétariens. Et pour  ceux qui aiment les fruits et  les légumes – l’ Ouzbékistan est vraiment le paradis. 

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Kokand

Kokand est situé dans l'est de l'Ouzbékistan, dans la partie sud-ouest de la vallée de Ferghana, à une altitude de 404 mètres. Les premières sources d'information sur cette région sont enregistrées par un diplomate

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La Grande Route de la Soie

 

La Route de la Soie était un réseau de routes commerciales entre l'Orient et l'Occident allant de Chang´an (actuelle Xian) en Chine jusqu'à Antioche en Syrie. La soie est née en Chine il y a 4750 ans. Convoitée par les empereurs, les rois et tous les hauts dignitaires, ces précieux "fils magiques", qui permettaient de tisser de splendides habits et étendards étaient le grand secret des dynasties chinoises des Kin puis des Hans. La soie était alors une matière extrêmement précieuse, dont le secret de fabrication était jalousement gardé par les artisans chinois. La soie a été utilisée pour fabriquer des tissus, du papier, des cordes et surtout c’était comme la devise internationale. Les nombreux souverains payaient leurs mercenaires, les impôts, les ambassadeurs et les dettes avec des rouleaux de soie. Les caravanes partaient de Xian, empruntaient le corridor du Gansu puis contournaient le désert du Taklamakan par le nord au pied des hautes montagnes des Tian Shan ou par le sud au pied des Kunlun; ces deux routes étaient jalonnées de villes et caravansérails: au nord, Turfan, Ürümqi, Karachahr, Koutcha, Aksou, Kashgar et au sud Dunhuang, Miran, Cherchen, Niya, Khotan, Yarkand. À partir de Kashgar et Yarkand, les pistes rejoignaient la Perse ou l'Inde à travers les hautes montagnes de l'Asie centrale (Pamir et Karakourum), puis par la Sogdiane (Samarcande, Boukhara, Merv), la Bactriane ou le Cachemire. Peu de caravanes effectuaient l'intégralité du trajet et les marchandises étaient revendues le long de la route dans les oasis qui sont devenues des centres de commerce très prospères. La notoriété de la soie était également favorisée par le fait que la Chine avait alors une importante activité commerciale orientée vers l’extérieur, en particulier l’Asie centrale et l'Asie occidentale, jusqu’en Perse et en Turquie et en Iran.
Historiquement, on considère que la Route de la Soie a été ouverte par le général chinois Zhang Qian au IIe siècle av JC; l’empereur l'avait envoyé sceller une alliance avec les féodaux de l’Asie Centrale pour lutter ensemble contre les Huns. Alexandre le Grand s’était arrêté bien avant d’atteindre le Turkestan chinois. Les Romains, qui n’étaient pas mieux renseignés, étaient convaincus que les Sères ('peuple de la soie', c’est à dire les Chinois) récoltaient la soie sur les arbres. Les Parthes, les Sogdiens et les Indiens sont devenus rapidement les principaux acteurs dans le commerce de la soie entre l’est et l’ouest, achetant le tissu aux marchands chinois qui l’acheminaient jusqu’à Dunhuang, et le revendant aux Syriens et aux Grecs. Chaque transaction augmentait considérablement le prix du produit qui aboutissait dans l’Empire romain par le biais d’intermédiaires grecs et juifs.
La soie ne représentait qu’une petite partie du commerce effectué sur la Route de la Soie. Les caravanes qui partaient de l’Est vers l’Ouest emportaient de l’or, des pierres et des métaux précieux, des textiles, de l’ivoire et du corail, des épices, de l’aloe, du camphre, des pierres ponces alors que celles qui allaient de l’Occident étaient chargées de fourrures, de céramiques, de cannelle et d’armes en bronze.
L’importance de ces nouveaux liens terrestres entre Orient et Occident se mesurent également aux idées et aux croyances véhiculées par les hommes qui accompagnaient ces caravanes. L'impact des pensées religieuses et philosophiques de l'Inde, de l'Asie Centrale et du Moyen-Orient allait être immense tant en Chine que dans les autres pays de l'Asie; en particulier, le bouddhisme introduit au début de l'ère chrétienne a connu une expansion rapide le long de la Route de la Soie et de nombreuses grottes et monastères ont été construits dans les oasis; l'âge d'or du bouddhisme prendra fin en 845 lorsque l'empereur hostile aux religions étrangères les a interdites. On a du mal à imaginer que des monastères bouddhiques dominaient autrefois la vie culturelle d'Asie Centrale.
Les apports de la Route de la Soie sont énormes: elle a permis de maintenir une culture internationale qui liait ensemble des peuples très divers; elle a eu un fort impact d'intégration dans les régions traversées sur les tribus qui vivaient auparavant isolées; elle a amené le nestorianisme, le manichéisme, le bouddhisme et l'islam en Asie centrale et en Chine. A la religion et à l'art, il convient d'ajouter les technologies: des chinois, l'Asie Centrale n'a pas apparu seulement à couler le fer, mais aussi à fabriquer du papier.
La découverte de la voie maritime par les Portugais au XV siècle (1498) vers l’Orient a diminué le rôle de la route terrestre – notamment la Route de la Soie. Pendant encore des dizaines d’années cette route a été fréquentée par les caravanes jusqu’à ce que la voie maritime la remplace entièrement. Cette découverte a éliminé les acteurs principaux du commerce international. Au milieu du XVI siècle (1560), l’Asie Centrale qui était le pont commercial entre l’Orient et l’Occident n’est plus fréquentée par les caravanes.

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